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Margaret Becklake (1922 – 2018)

Grande officière (2011)

Professeure émérite de l’Université McGill, où elle a enseigné sur cinq décennies, Margaret Becklake faisait figure de pionnière dans les domaines de la médecine respiratoire et de l’épidémiologie. Elle s’était démarquée par ses activités de recherche portant sur les causes professionnelles et environnementales des affections pulmonaires. Dans la métropole québécoise, elle avait été médecin à l’hôpital Royal Victoria ainsi que chercheuse à l’Institut thoracique de Montréal et aux Laboratoires Meakins-Christie.

La Dre Becklake naquit à Londres en 1922. Elle a grandi à Pretoria, en Afrique du Sud. Dans ce dernier pays, elle fréquenta, à Johannesburg, l’Université du Witwatersrand (Wits), où elle obtint un double baccalauréat en médecine et en chirurgie, en 1944, ainsi qu’un doctorat en médecine en 1951. Elle fit un internat au Johannesburg General Hospital (hôpital généraliste), juste avant d’aller se perfectionner, notamment en physiologie respiratoire, à la British Postgraduate Medical School de Londres.

En 1950, de retour en Afrique du Sud, elle enseigna à son alma mater; elle y passa sept ans. Puis, de 1954 à 1957, elle travailla, en qualité de médecin, au Miners’ Pneumoconiosis Bureau de Johannesburg, tout en étant boursière de recherche à l’unité cardiorespiratoire du Council for Scientific & Industrial Research, un organe rattaché au Johannesburg General Hospital.

En 1957, elle vint s’établir à Mont-Royal avec ses deux jeunes enfants et son mari, qui s’était trouvé un poste à l’Université McGill. Elle ne tarda pas à se joindre à la division cardiorespiratoire du service de médecine de l’hôpital Royal Victoria de Montréal. De 1961 à 1989, elle fut médecin au « Royal Vic », tout en enseignant à l’Université McGill.

Entre-temps, en 1967, elle fut recrutée pour implanter, à l’Université McGill, un laboratoire de physiologie respiratoire, soit le Lung Function Lab de J. Corbett McDonald, qui s’intéressait, à ce moment-là, aux aspects épidémiologiques du secteur chrysotile. Dans un premier temps, elle étudia, dans ce laboratoire, les effets qu’avait l’amiante sur la santé des ouvriers exposés à la poussière produite par l’extraction du minéral. Par la suite, elle y élucida l’« effet du travailleur bien portant », avant de mettre en évidence l’« effet du fumeur en bonne santé ». Le Lung Function Lab (rebaptisé antérieurement Pulmonary Function Lab) s’est transformé en la Respiratory Epidemiology Unit en 1992. La Dre Becklake a alors été choisie pour diriger la nouvelle entité, ce qu’elle fit pendant six ans. Puis, à partir de 1998, elle fut chercheuse rattachée à l’Unité d’épidémiologie respiratoire et de recherche clinique de l’Institut thoracique de Montréal, pour une quinzaine d’années.

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