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Jean Rochon (1938 – 2021)

Officier (2015)

Dans son triple parcours d’universitaire, de spécialiste de la santé publique et d’homme politique, Jean Rochon a eu une influence considérable sur l’évolution des dispositifs de soins, tant au pays qu’à l’étranger. Le nom de ce professeur émérite de l’Université Laval est indissociablement lié à la médecine sociale et préventive ainsi qu’à l’organisation sanitaire. C’est en bonne partie grâce aux initiatives de M. Rochon qu’ont été élaborés, au Canada, des programmes de formation et de recherche en santé publique. On lui doit, au Québec, l’amorce du « virage ambulatoire », la mise en place de mécanismes de formation des centres hospitaliers universitaires, une meilleure intégration des services de santé, l’adoption de lois pionnières, l’implantation d’Héma-Québec et la création de l’Institut national de santé publique du Québec.

M. Rochon naquit à Montréal en 1938. Il était notamment titulaire d’une licence en droit de l’Université de Montréal (1961), d’un diplôme de médecine de l’Université Laval (1966) ainsi que d’une maîtrise (1968) et d’un doctorat en santé publique (1973) de l’Université Harvard.

Dans le monde hospitalo-universitaire, soit à l’Université Laval, M. Rochon a d’abord été directeur du Département de médecine sociale et préventive (1970-1979) ainsi que du Département de santé communautaire du Centre hospitalier (1973-1979). Il a ensuite été doyen de la Faculté de médecine du même établissement (1979-1985).

En 1988, après avoir présidé la Commission d’enquête sur les services de santé et les services sociaux, il partit pour l’Europe. Jusqu’en 1993, il travaillait à l’Organisation mondiale de la santé, où il a occupé deux postes névralgiques de direction.

L’année d’après, il se lança en politique et intégra l’Assemblée nationale du Québec. Dès l’automne, il fut nommé ministre de la Santé et des Services sociaux. Il a fait adopter des lois pionnières comme la Loi sur le tabac et la Loi sur l’assurance médicaments, pour ne nommer que celles-ci. En 1998, il obtint le tout nouveau portefeuille de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Grâce à lui, le Québec s’est doté, au tournant de l’an 2000, d’une véritable politique de la recherche et de l’innovation. Puis, jusqu’en 2003, M. Rochon a tenu diverses charges ministérielles, liées notamment à l’emploi et au travail.

En 2004, il prit la tête du conseil consultatif de la Fondation canadienne de recherche sur les services de santé. En 2005, il devint expert-conseil auprès de l’Institut national de santé publique du Québec, qu’il avait contribué à créer, en 1998, et auquel il est resté attaché pendant une quinzaine d’années.

De 2005 à 2015, il était, à l’Université de Montréal, professeur associé.

Au printemps 2021, un groupe de réflexion réuni autour de M. Rochon et de l’Association pour la santé publique du Québec concoctait un plan destiné à renforcer l’infrastructure québécoise de santé publique.

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